Depuis des semaines certains plaisantaient estimant qu’après une ouverture en fanfare devant une salle Jean Mermoz bondée, celle-ci ne tarderait pas à paraître totalement surdimensionnée. Les plus mauvaises langues estimaient même qu’il arriverait un jour où le tribunal siègerait devant les prévenus, une poignée d’avocats, de rares journalistes et un maigsalle5.jpgre public, les uns et les autres faisant preuve d’une motivation à toute épreuve. C’est désormais chose faite !

La semaine qui vient de s’écouler abordait les études sismiques et acoustiques, celles-ci devaient permettre de définir le nombre d’explosion(s) ainsi qu’éventuellement le point d’initiation de celle(s)-ci lors du drame AZF, 21 septembre 2001. Depuis mardi, experts de l’instruction et contres experts de la défense se sont succédés à la barre, afin de démontrer power point, graphiques et courbes à l’appui à quel point ils ne pouvaient être d’accord entre eux et pourquoi les autres se trompaient certainement dans  leurs études. Bref, un certain ennui gagna peu à peu les commentateurs, les avocats et les spectateurs qui désertèrent discrètement mais sûrement l’enceinte du tribunal correctionnel dès jeudi en milieu d’après-midi. Vendredi, presque 10 heures d’audience (de 9h30 à 20 heures et ce sans que soit tenu compte des problèmes aéronautiques de Me Soulez-Larivière !), dans une ambiance parfois tendue, qui permit d’entrevoir que même la patience du Président Thomas Le Monnyer pouvait avoir des limites, eurent raison des plus assidus.

La salle Jean Mermoz était vraiment devenue trop grande ! Cela ne devrait cependant pas devenir une habitude puisque dès mardi prochain, le public reviendra certainement pour découvrir toutes les pistes plus ou moins fantaisistes qui ont été écartées par l’instruction. On parlera alors d’armes électromagnétiques, d’UVCE (explosion de gaz à l’air libre) mais surtout des pistes intentionnelles avec des auditions qui s’annoncent déjà passionnantes et sans doute houleuses.