Cette semaine, il sera question de détonique, de détonation et de big bang lors du procès AZF, à Toulouse. Après que la semaine dernière ait été consacrée à l’enquête de flagrance et aux premières constatations d’experts et alors que ceux-ci ont eu le plus grand mal à expliquer pourquoi ils avaient privilégié si tôt la thèse de l’accident chimique, harcelés par les questions précises des différentes parties, le tribunal correctionnel finira, mardi 31 mars, d’écouter Didier Bergues (expert en détonique venu du CEA Gramat) puis entendra Monsieur Lefebvre, expert détonicien lui aussi, mandaté par le groupe Grande Paroisse. Le Président Thomas Le Monnyer a laissé sous-entendre vendredi qu’une éventuelle confrontation pourrait être demandée entre les deux sapiteurs.

À partir de demain ce sont les phénomènes précurseurs (effet de flash, rayons lumineux, …) qui seront étudiés ainsi que la très délicate question des bruits, qui oppose les parties presque depuis le début de l’affaire. En effet, ce jour du 21 septembre 2001 plusieurs milliers de personnes ont entendu à Toulouse, deux bruits (explosions ?) qui, quel que soit l’endroit d’où ils sont entendus, sont séparés entre eux de 6 à 8 secondes. Les experts estiment qu’il s’agit du bruit sismique et du bruit aérien (l’un allant plus vite que l’autre aurait été entendu en premier) tandis que la défense soutient qu’il s’agit de deux explosions successives … Cette semaine il s’agira de constater, la semaine suivante les experts chargés de ces aspects de l’affaire expliqueront … À suivre !