février 2009

Archive mensuelle

Serge Biechlin : “plus j’avançais et plus je découvrais des scènes de guerre”

Créé par le 26 fév 2009 | Dans : justice / azf

sbrecadr.jpgPrès d’une semaine après son ouverture, le procès AZF entre enfin dans l’examen au fond de la catastrophe qui un vendredi de septembre 2001 a causé à Toulouse, la mort de 31 personnes, en a blessé plusieurs milliers dont certaines très grièvement et a soufflé tout le Sud de la ville. Ce soir devant un public attentif, c’est l’ancien directeur de l’usine, Serge Biechlin qui va, le premier présenter à la barre ce que fut cette catastrophe et la manière dont il l’a vécu. 

Ce directeur proche de ses anciens salariés (avec qui il passe tout son temps pendant les interruptions de séance) raconte la semaine qui a précédé la catastrophe. Il détaille la manière dont il a appris, le mercredi précédant le drame, que toutes les usines à risque de Toulouse et de ses environs avaient été dès le début du mois de septembre placé sous contrôle Vigipirate renforcé alors que son usine, pourtant classée Seveso 2, n’avait pas été prévenue. Il se remémore les explications qu’il a alors demandées à la DRIRE et à la Préfecture de Haute-Garonne ainsi que la réunion qu’il a organisée le jeudi 20 pour intimer l’ordre, à ses cadres et agents de maîtrise, d’être encore plus vigilants que d’habitude sur les questions de sécurité que cela concerne l’accès au site ou au sein des différents ateliers. Il raconte son départ à l’Île de Ré où il a des rendez-vous le lendemain, cette angoisse qui l’étreint et qu’il tente de raisonner. 

Puis il narre minute par minute, en larme, la manière dont il appelle l’usine le vendredi matin, n’arrive à joindre personne et enfin reçoit quelques minutes plus tard un appel lui disant que l’usine a explosé, son retour à Toulouse rythmé par la radio qui annonce un nombre toujours plus important de victime et son arrivée dont il dira que « plus on approchait du site et plus on avait à faire à des scènes de guerre ». 

Hormis quelques agitateurs qui sortent en vociférant, la salle est sonnée et l’émotion palpable, comme l’exprimera, quelques minutes plus tard, Mme Monique Mauzac (qui a perdu son mari lors de cette catastrophe), « à travers son récit, nous avons tous revécu ce jour et notre propre drame ». 

Serge Biechlin se reprend pour expliquer son action, une fois rentré à Toulouse, la mise en sécurité de l’usine et son rôle de chef d’établissement. Puis c’est au tour du représentant de Grande Paroisse, (aujourd’hui rebaptisée GPN) Daniel Grasset de prendre la parole pour dire ce qu’était l’usine de Toulouse, ce qu’elle représentait dans le groupe et pour évoquer les activités du groupe en 2001, son exposé technique et posé ne retient plus l’attention de la salle qui pour la première fois, depuis lundi, s’est laissée submergée par l’émotion. 

L’émotion et la détresse d’un directeur d’usine qui est jugé pour l’une des plus grandes catastrophes industrielles de l’histoire mais avant tout d’un homme que ses anciens salariés, même les plus syndiqués d’entre eux, décrivent comme un bon patron. 

Ce sera avec Total … pour le moment !

Créé par le 26 fév 2009 | Dans : justice / azf

Hier après la suspension de l’audience, les commentaires étaient nombreux sur les marches de la salle Jean Mermoz quant aux chances de voir le Président Thomas Le Monnyer décider de joindre la citation au fond, c’est-à-dire de continuer à examiner cette procédure de citation directe à l’encontre du groupe Total et de M. Thierry Desmarest. Avocats, parties civiles et journalistes, chacun avait son idée et son point de vue qui, comme bien souvent dans cette affaire, n’était pas vraiment conciliable. 

Aujourd’hui à 14 heures, à peine la foule, moins dense que les premiers jours, était-elle assise que le Président du Tribunal Correctionnel mettait fin au suspense en demande la jonction au fond de la citation directe. La question devenant alors de savoir s’il fallait mêler le dossier Grande Paroisse / Serge Biechlin et celui de Total/Thierry Desmarest. 

Si la position de Total demeurait inchangée, tout comme celle du procureur, une première faille apparue entre les différentes parties civiles, Maîtres Cohen et Bisseuil, avocate de l’Association des Familles endeuillées, soutenaient alors que les deux dossiers devaient être joints. La surprise vint de Maître Agnès Casero, représentante de l’Association des Sinistrés du 21 Septembre, largement à l’origine de cette citation, qui estime pour sa part, que « ce serait une erreur de joindre les deux dossiers au risque de rendre ce procès bancal et que le tribunal se laisse distraire alors que son action doit amener à comprendre ce qui s’est passé ce vendredi 21 septembre 2001 à Toulouse ». 

Le tribunal se retire alors pour prendre une décision qui étant donné le temps de la délibération semble être déjà acquise, et lors de son retour, le Président Le Monnyer annonce que les deux dossiers sont joints, que Total et M. Thierry Desmarest sont donc prévenus aux côtés de Grande Paroisse et de Serge Biechlin. 

Toutefois le problème reste entier puisque la question de la recevabilité de cette citation, que les avocats de la Défense et le Parquet combattent, ne sera tranchée qu’au mois de novembre … à l’énoncé du verdict. Le groupe Total et un de ses représentants deviennent donc des prévenus à part entière pour la forme mais fort hypothétiques sur le fond ! Relative invraisemblance, il faudra attendre la semaine du 10 juin pour voir M. Thierry Desmarest à Toulouse ! 

Avant la reprise de l’audience qui doit maintenant traiter du dossier au fond, Maître Daniel Soulez-Larivière représentant de la Défense pouvait alors s’agacer contre une décision « qui va polluer le procès et aurait dû être purgée, comme je l’ai à plusieurs reprises demandé au Tribunal en amont. Nous avions 15 mois pour trancher cette question et partir sur des bases saines, ce n’est pas la voie choisie par la justice et on peut le regretter » ajoutait-il. 

On peut en effet se demander quel est l’intérêt d’en arriver à ce cas de figure qui non seulement risque d’être un paravent à la vérité en politisant le dossier mais laisse sans voix de nombreux juristes tant ce cas de figure est rare. 

Total y sera t-il ou non ?

Créé par le 25 fév 2009 | Dans : justice / azf

logototal.jpg Cet après-midi il sera surtout question de procédure, la question posée est de savoir si Total SA et M. Thierry Desmarest, ancien Président Directeur Général du groupe et aujourd’hui Président de son Conseil d’Administration doivent rejoindre Grande Paroisse et M. Serge Biechlin en qualité de prévenus. Trois questions se posent par rapport à cette citation directe : est-elle recevable, faut-il joindre cet incident au fond et faut-il joindre les deux dossiers. 

C’est tout d’abord Maître Jean Veil, représentant de Total, qui explique au Tribunal que non seulement la citation n’est pas recevable mais qui demande qu’elle soit tout simplement écartée dès maintenant pour, dit-il « ne pas créer de confusion, ce procès doit être celui de la catastrophe de Toulouse, certainement pas celui de Total ».

Il est suivi en ce qui concerne l’irrecevabilité par M. Patrice Michel, Procureur de la République, celui demandant néanmoins que l’incident soit joint et que les dossiers le soient aussi au cas où le Tribunal décide de cette jonction.

 Les représentants des plaignants, Maître Cohen mais aussi Maître Priollaud ont, pour leur part, défendu non seulement la recevabilité de cette requête ainsi que la jonction des deux dossiers afin que ce ne soit plus 2 mais 4 prévenus qui soient jugés pour ce drame. Pour le moment, seule la jonction de la citation est débattue, il faudra attendre demain pour que Tribunal rende sa décision et que soit alors évoquée la jonction des deux dossiers qui pourrait amener M. Thierry Desmarest et le groupe Total à comparaître en qualité de prévenus.  

Monique MAUZAC : « Je demande la vérité et rien d’autre »

Créé par le 24 fév 2009 | Dans : justice / azf

moniquemauzac2.jpg Monique Mauzac est partie civile lors du procès, le 21 septembre, son mari André Mauzac,  se trouvait à quelques dizaines de mètres du hangar et il a perdu la vie. Monique Mauzac, ne demande ni condamnation exemplaire, ni vengeance, elle exige la vérité. Lorsqu’on la rencontre, cette chimiste du CNRS à l’accent chantant expose clairement et non sans touche d’humour pourquoi 7 ans après ce drame qui a bouleversé sa vie, elle continue à se battre sans a priori et pourquoi elle ne croit pas à la thèse retenue par la justice. Son sourire, sa gentillesse, sa disponibilité et son incroyable optimisme sont autant de leçons de courage et de dignité !   

Pourquoi ne croyez-vous pas à la thèse retenue par l’instruction ?   

Je suis responsable d’un laboratoire de chimie à Toulouse et je peux vous assurer que la thèse présentée par la justice ne tient pas un instant pour des raisons autant techniques que pratiques. Les experts quand ils décrivent la manière dont ils ont procédé à leur essai sont bien loin des conditions du 21 septembre et de la manière dont Gilles Fauré décrit son environnement lorsqu’il a versé cette fameuse benne de nitrate d’ammonium qui aurait entraîné l’explosion. En effet, pour que cela fonctionne, éventuellement et encore dans des conditions de laboratoire, il faut que le nitrate d’ammonium soit humide à un tel point qu’il en devient de la boue, ce qui n’était pas le cas du produit se trouvant devant le fameux hangar 221 puis qu’il soit recouvert uniformément ou presque d’une couche de DCCNa (dérivé chloré utilisé principalement dans les piscines) et enfin que le reste du nitrate soit déposé par-dessus l’ensemble. C’est proprement impossible et si les choses se sont passées de cette manière, Gilles Fauré doit être considéré comme le meilleur dans son métier.  

Je ne crois pas à cette thèse pour d’autres raisons, lorsque les reconstitutions ont été faites j’avais dit à Thierry Perriquet, le juge d’instruction, qu’il allait s’intoxiquer tant l’odeur du DCCNa est insupportable et irritante. Il ne m’a pas cru mais ce que j’avais prédit est arrivé, dès les premières pelletées, toutes les personnes présentes ont quitté les lieux devenus irrespirables. S’il y avait eu des femmes dans le collège des experts je pense qu’elles auraient très rapidement compris que cela n’était pas possible que ce produit se soit trouvé là puisque son odeur est proche de l’eau de javel et quand on connaît cette odeur on ne s’imagine pas que personne n’ait pu la sentir dans l’usine. Ce qui est grave c’est que les experts, n’ont pas abandonné cette piste, ils l’ont juste ajusté à leurs besoins, ainsi ce ne sont plus 500 mais quelques kilos qui ont été mélangés par erreur. Le moins que l’on puisse dire c’est que la démarche scientifique n’est pas très précise et même très étonnante pour moi qui réalise régulièrement des expériences, ils sont partis de la conclusion en fait et ils ont remonté le temps en changeant leurs théories lorsque celles-ci ne correspondaient plus à la réalité ! Je trouve cette démarche particulièrement étonnante voire pire …  Je pourrai ajouter des dizaines d’autres très bonnes raisons qui m’amènent à penser que tout ceci est impossible. Je laisserai les soins à plus expert que moi, les chimistes que j’ai fait citer au procès comme témoin de venir expliquer tout cela (parmi eux Georges Guiochon qui avait, quelques mois après les faits, publié un article sous le titre « Ce qui ne s’est pas passé à Toulouse le 21 septembre 2001 » ou encore Armand Lattes, Président de la Société Française de Chimie). 

Qu’attendez-vous de ce procès ? Allez-vous demander des indemnités ?   

Je n’ai jamais demandé d’indemnités pour la mort de mon mari et je ne le ferai pas plus au procès, nous avons passé 30 merveilleuses années ensemble et ce n’est pas cela qui me le rendra. Ce que je demande c’est qu’on nous dise ce qui s’est réellement passé, qu’on nous explique pourquoi nos maris, pères et enfants sont partis travailler un beau matin de septembre et ne sont jamais revenus. Je ne crois pas à la thèse officielle et je supporterai mal qu’on nous l’assène comme une vérité. Toutes les questions que j’ai pu, au cours de l’instruction, poser aux experts sont restées sans réponse, ce qui montre qu’ils ont tout de même quelques difficultés eux-mêmes à justifier leurs conclusions et ses réponses maintenant je les exige de la justice. Il faut maintenant que les choses se disent  

Que pensez-vous qu’il se soit passé chez AZF ?   

Je n’en sais rien, en fait il est plus facile d’expliquer ce qui n’a pas pu se passer chez AZF que les causes du drame. Ce que je peux dire c’est que la veille de l’explosion mon époux m’était apparu inquiet et que le jeudi 20 septembre, Serge Biechlin, le directeur de l’usine avait réuni l’ensemble de la maîtrise pour parler de sécurité, après avoir appris par hasard que toutes les usines de Toulouse présentant des risques s’étaient vu appliquer le plan Vigipirate renforcé à l’exception tout de même notable d’AZF. On peut se demander pourquoi ? Tout ce que je peux dire, en tant que chimiste, c’est que la piste volontaire, que ce soit de la malveillance ou un attentat est plus facile à imaginer que la soupe chimique qu’on a tenté de nous servir pendant plus de 7 ans, mais c’est à la justice de déterminer les causes de la catastrophe. 

Ouverture d’un procès marathon

Créé par le 23 fév 2009 | Dans : justice / azf

Ce jour, à Toulouse s’est ouvert le procès-fleuve de l’année celui de la catastrophe industriel AZF. Le tribunal correctionnel présidé par Thomas Le Monnyer est chargé de juger M. Serge Biechlin, directeur du site et le groupe Grande Paroisse, filiale de Total.

Ce premier jour d’audience permet de prendre la mesure de ce que sera ce procès hors normes, alors que sont assis à droite les prévenus entourés d’un aréopage d’avocat, à gauche se trouvent les 50 avocats des parties civiles. Chacun dans son carré on retrouve la presse, les experts les parties civiles puis le public. La salle est totalement remplie et ce sont des dizaines de photographes et de cameramen qui se précipitent avant l’ouverture de l’audience sur M. Serge Biechlin, lequel semble presque absent.

Première audience et premier problème !

Dès l’ouverture de ce procès qui durera 4 mois, apparaît le premier problème, en septembre près de 59 personnes ont déposé une citation directe visant à faire comparaître lors du procès
la société Total SA et son ancien Président Directeur Général, M. Thierry Desmarest. Leur avocat est alors Maître Christophe Lèguevaques mais celui-ci a entre-temps accepté d’être le représentant de la Ville de Toulouse ce qui crée un conflit d’intérêt. La Ville a effet signé un accord avec Total SA qui l’engage à ne pas attaquer le groupe. Interrogé Maître Lèguevaques estime « qu’une telle occasion ne peut se laisser passer, représenter une ville de 450 000 habitants permet une visibilité qui ne peut se refuser ». Le problème est que ses anciens clients n’ont plus de représentants, c’est finalement Maître Cohen qui s’acquittera de cette tâche.
 

Une longue litanie

La suite de la journée est consacrée à l’organisation du procès et à son calendrier. Un à un le Président va appeler les quelques 200 témoins, puis les experts et enfin les parties civiles afin de leur faire connaître le jour de leur audition pour les uns, de connaître leur position et leurs attentes pour les autres. Longue litanie de ceux qui seront les acteurs de premier plan de ce procès hors norme, qui sera d’ailleurs le premier procès en correctionnel filmé, pour l’histoire.

Des livres pour relancer l’affaire

Créé par le 20 fév 2009 | Dans : justice / azf

Dans quelques jours s’ouvrira à Toulouse, le procès le plus spectaculaire de la décennie. Plus de 1 200 personnes sont attendues dans la salle d’audience délocalisée Salle Jean Mermoz, pour la tenue d’un procès-fleuve de plus de 4 mois. Si la justice a conclu à un accident par mélange de deux produits incompatibles, d’autres voix se font entendre, notamment celles de journalistes qui ont enquêté depuis l’origine et ne cachent pas leurs interrogations sur l’enquête et l’instruction. 

Alors que le procès AZF s’ouvre lundi à Toulouse, trois livres viennent contredire la thèse retenue par l’instruction. Dans ces ouvrages, diverses thèses sont proposées, de l’attentat à l’arc électrique, en passant par l’UVCE (explosion de gaz à l’air libre). Ces thèses évoquées en début d’enquête par l’instruction ont rapidement été exclues sans qu’aucun élément probant ne permette de les écarter définitivement. De fait, le doute plane toujours et les Toulousains ne se satisfont pas des explications avancées par l’instruction. Alors, entre pistes inexplorées et vérité difficile à démontrer, espérons que le procès apportera de nouveaux éclairages et donnera aux Toulousains le sentiment que la lumière aura enfin été faite sur les circonstances de cette explosion qui a fait 31 victimes et soufflé tout le Sud de la ville. En attendant l’ouverture lundi de ce procès, quelques éléments de synthèse de ces ouvrages dont une lecture attentive permettra une meilleure compréhension des débats à venir. 

Publié il y a un mois, seul ouvrage coécrit par un Journaliste qui a vécu la catastrophe à Toulouse et qui s’est depuis passionné pour la recherche de la vérité
« AZF l’enquête assassinée » de Jean-Christian Tirat et Franck Hériot -Plon
C’est certainement le livre référence sur l’affaire, ne serait-ce que par son succès de librairie. Toutes les pistes sont évoquées sans parti pris ou conclusion définitive en faveur de l’une ou l’autre thèse. Les informations précises montrent la connaissance approfondie des auteurs pour leur sujet et s’appuient sur un méticuleux travail d’investigation complété de recoupements minutieux. Les nombreuses zones d’ombres qui demeurent une fois le dossier judiciaire refermé y sont décortiquées avec une précision rare. Très troublant, ce témoignage anonyme d’un policier en fin de livre qui estime que le procureur n’a pas permis que l’enquête soit menée dans toutes les directions. Viendra-t-il le dire à la barre ?
L’enquête continue sur le site internet régulièrement remis à jour, comprenant de nombreux documents écrits et audio : http://www.azf-enqueteassassinee.typepad.com 

Sorti en septembre dernier, un ouvrage rigoureux et scientifiquement fouillé :
« AZF : un silence d’État » de Marc Menessier – Le Seuil
Journaliste scientifique au Figaro, l’auteur qui a travaillé sur cette affaire avec Anne-Marie Casteret de l’Express, aujourd’hui disparue mais reconnue pour son travail d’investigation notamment dans l’affaire du sang contaminé, défend essentiellement la thèse de l’attentat. Dans cet ouvrage, une évocation précise des principales pistes avec une mise en exergue tout à fait convaincante des contradictions du dossier et en particulier du manque de rigueur scientifique de certaines expertises. La justice a – comme les responsables politiques de l’époque – évacué très rapidement cette thèse et les preuves si elles existaient risquent d’avoir depuis longtemps disparu…
Un site internet est dédié également à cet ouvrage :
http://www.azfsilencedetat.com 

Enfin, le dernier ouvrage en date publié sur le sujet :
« AZF une vérité foudroyante, une affaire d’État » par Guillaume d’Alessandro – Editions J.-C. Gawsewitch
C’est alors qu’il travaille pour France 3 Sud que ce journaliste entend parler d’une piste électrique qui pourrait expliquer l’explosion du hangar 221 de l’usine AZF à Toulouse. Des témoignages précis viennent étayer son propos mais la justice, qui a étudié cette thèse, n’est jamais parvenue lors des reconstitutions à faire détonner quoique ce soit sur ce principe. Elle a donc été exclue par l’instruction, mais quoi qu’il en soit, cet ouvrage comme les autres a le mérite de présenter une vision différente de cette affaire et permet au lecteur de se poser des questions nécessaires quelques jours avant le procès. 

lifestyle |
Le Blogidien |
ewondo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Demain le Burundi
| de tout et de rien
| Science Actu magazine